Points clés à retenir
- Rente de veuf/veuve AVS : conditions d'âge et de durée de mariage à vérifier
- LPP : 60% de la rente versée au conjoint survivant en général
- Concubinage : non reconnu automatiquement — vérifier le règlement de caisse
- Capital décès LPP : imposé en France selon les règles successorales
- Assurance vie : outil clé pour compléter la protection hors succession
Les rentes de survivants de l'AVS
L'AVS (Assurance Vieillesse et Survivants) prévoit des rentes pour les conjoints survivants et les orphelins. Le conjoint survivant reçoit une rente de veuf ou de veuve si le défunt était assuré à l'AVS et si le survivant a des enfants à charge ou est âgé de plus de 45 ans et a été marié au moins 5 ans. Le montant dépend des cotisations versées par le défunt. Pour les frontaliers, les années de cotisation en Suisse sont prises en compte.
Les prestations de décès du 2e pilier (LPP)
En cas de décès, votre caisse de pension LPP verse des prestations à vos proches. Le conjoint survivant reçoit généralement 60% de la rente d'invalidité ou de vieillesse que vous auriez perçue. Les enfants reçoivent une rente d'orphelin. Si vous n'êtes pas marié, le règlement de votre caisse peut prévoir des prestations pour le partenaire de vie ou les bénéficiaires désignés. Attention : le concubinage n'est pas automatiquement reconnu — vérifiez le règlement de votre caisse.
La fiscalité des prestations de décès en France
Les prestations LPP versées en cas de décès sont soumises à la fiscalité française. Le capital décès LPP est imposé selon les règles des successions des frontaliers. Les rentes de survivants AVS et LPP versées au conjoint sont imposées comme des pensions en France. Une planification successorale adaptée (assurance vie, clause bénéficiaire) peut réduire significativement la charge fiscale.
Optimiser la protection de votre famille
Au-delà des prestations légales AVS et LPP, plusieurs solutions permettent d'améliorer la protection de votre famille. L'assurance vie française (avec clause bénéficiaire) permet de transmettre jusqu'à 152 500 € par bénéficiaire hors succession. Une prévoyance complémentaire (3e pilier suisse ou assurance décès française) peut couvrir les besoins non satisfaits par les régimes obligatoires. Un bilan patrimonial permet de quantifier les besoins réels.