La retraite d'un frontalier est un sujet complexe qui articule deux systèmes : la retraite française (CNAV, AGIRC-ARRCO) et le système suisse (AVS, LPP). Une bonne anticipation permet d'optimiser le montant total des pensions et la fiscalité du retrait.
Le retrait du capital LPP est possible dès 60 ans (58 ans en cas de préretraite). Il peut être effectué en capital (en une fois) ou sous forme de rente viagère. Le retrait anticipé est possible pour l'achat d'une résidence principale.
Le retrait en capital est imposé en France selon un régime spécifique : il est soumis à l'impôt sur le revenu au taux forfaitaire de 7,5% (après abattement de 10%) ou au barème progressif selon l'option choisie. Les cotisations sociales s'appliquent également.
Oui, les frontaliers résidant en France cotisent à la sécurité sociale française (CNAV) si leur employeur suisse y est affilié, ou via la CMU. Les droits à la retraite française s'accumulent en parallèle du LPP suisse.